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Métropolis, la métropole de 1837... Quelle sera votre révolution ? Romantique ou industrielle ?
 
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 Asile politique

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Charles Ier de Verdurie
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MessageSujet: Asile politique   Dim 5 Avr - 23:50

Un beau jour avait précédé cette belle soirée. Le monde semblait s’apaiser au son des insectes et des oiseaux nocturnes. Un petit soir frais et calme se promenait dans les rues de Métropolis. Il ne se souciait pas de ceux qui, bien au-delà des frontières, mettaient le monde à genoux.
On aurait pas pu voir trembler les fenêtres alors que le premier coup de tambour avait retentit.

Les lanternes oscillaient au sommet de leurs poteaux. Ce n’était pas un vent de bon augure qui les faisait bouger. Il n’est pas de brise agréable en des soirs aussi sanglants. Même si le sang est lointain, on pourrait presque sentir son essence âcre portée par les vents des plaines d’Europe. On parvient toujours, ces nuits-là, à sentir le sang arriver, porté par une dépêche, tachant impitoyablement les lettres et les courriers officiels. On comptera les morts sur des bouliers.

Le sabot scitillant d’un cheval militaire claquait sur le pavé, suivi de très près par d’autres montures. Hautes et fières, elles se ruaient toutes vers l’Hôtel de Ville.
Elles portent sur leurs flancs, dans de lourdes sacoches, le deuil de soixante-quatre verduriens.
La délégation fila dans les rues sans se soucier du vacarme produit par leur escouade, chargée de diplomates, de drapeaux et de caisses remplies de ferraille, resonnant dans le sommeil des habitants.
Les chevaux, essoufflés, d’arrêtèrent sur la grande place. Des sentinelles de l’Hôtel de Ville vinrent à la rencontre de la délégation.
Apparut une poignée de militaires aux uniformes verts, peu visibles dans la nuit. L’un d’eux, exténué également, salua brièvement. Ses mots étaient étouffés par la nuit.


- Bonsoir, je suis le lieutenant Astor. Je suis avec son Excellence le Grand-Duc de Verdurie. L’heure est très grave, nous devons voir de toute urgence le souverain de Métropolis. Le temps presse, hâtez-vous !

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Charles Ier d'Arcole de Verdurie, Grand-Duc de Verdurie
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Charles Ier de Verdurie
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MessageSujet: Re: Asile politique   Lun 6 Avr - 15:45

Le Grand-Duc Charles sauta de sa calèche et pénètra sans attendre dans l’Hotel de Ville, escorté par deux de ses ministres. On n’entendait que le baillement du vent dans le hall. De nuit, on croirait à un temple antique, où l’Etat semble un sphynx lourdement endormi sur ses pattes. Les ministres marchaient nerveusement dans ces larges couloirs, comme des moines d’une autre chapelle, des garants d’une autre Constitution. Les gardes de Métropolis gardaient le respect qu’on se doit d’avoir auprès des partisans d’un régime déchu.
On fit pénêtrer les visiteurs dans le bureau de Ludwig II de Métropolis.
Charles s’efforçait de garder la grandeur et la tenue d’un personnage de son rang, même si il savait qu’il n’était déjà plus qu’un souvenir pour la Verdurie. Avec un peu de chance, il restera de son règne un portrait pendu au mur du Musée de St-Vers. Rien de plus.
Après une révérence appuyée et désespérée, Charles prit la parole :


- Je vous salue, Ludwig de Métropolis. Cher ami, vous n’êtes pas sans savoir que nos deux pays sont très liés. Nous entretenons d’excellentes relations diplomatiques, et nous commerçons régulièrement ensemble. Nous avons d’ailleurs tout mis en œuvre dernièrement pour que les routes de commerces s’améliorent, vous souvenez-vous ? Je tiens d’ailleurs à vous signaler que le voie ferrée qui doit relier nos deux pays est en bonne voie, cela devrait se terminer dans l’année qui vient au plus tard. Mais passons, ce que je suis venu vous dire est bien plus grave.

Il prit un siège et pria ses ministres de faire de même.

- Notre éternel voisin s’est réveillé. La Cathanie, tapie dans l’ombre depuis plusieurs décennies maintenant, est passée à l’action cette après-midi même. Laissez-moi vous expliquer comment tout cela s’est passé.
Voyez-vous, pressés par certains impératifs économiques et par les missives appuyées de monsieur De Roop, nous avons dû accélérer la mise en place de notre ligne de chemin de fer… Cependant, nous n’avions pas assez d’ouvriers sur place, aussi nous avons dû aller chercher la main d’œuvre là où elle se trouvait : dans nos mines, à l’autre bout du pays. Ces mineurs exprimentés constituaient notre seule garde à la frontière Est, et nous avons fait l’erreur de les envoyer travailler à l’Ouest…

La nouvelle s’est répendue en Cathanie comme une trainée de poudre, et a fait sujet de nombreux débats houleux. Le roi Garangh III a mobilisé l’armée entière, a fait préparer la cavalerie au grand complet, et a même, pour la première fois depuis plus de vingts ans, fait mettre en marche ses terribles unités d’artillerie lourde. Ce matin, les troupes cathaniennes passaient les montagnes, capturaient nos mines et ravageaient nos campagnes. Il ne leur a fallu que quelques heures pour traverser notre pays… Nous étions là, au Palais, impuissants devant leur armée, je le déplore tellement… Nous ne pouvions rien faire. Notre artillerie, obsolète et lente, s’est faite pulvériser avant même que nous n’ayons le temps de la préparer, et sur les cinq heures, Garangh était aux portes de la capitale. Et avec quelle ridicule facilité ! Je n’ai pu que prendre la fuite, avec quelques ministres et de bons diplomates…
A l’heure qu’il est, la Verdurie ne doit probablement plus exister.
Il faut que vous m’aidiez, cher ami ! De grâce, Métropolis, sauvez mon peuple ! Aidez-nous à nous affranchir de cet oppresseur infatiguable ! Les souverains ne sont-ils pas cousins ?


Au dehors, le vent soufflait. On entendait le tintement des métaux qu’on déchargeait. Les mots du Grand-Duc Charles raisonnaient tellement peu dans la pénombre du bureau qu’on ne croirait plus des mots de souverain. Ce n’étaient là que des mots d’un verdurien apeuré et bafoué parmis des milliers d’autres.

- Il nous faut agir au plus vite. La Cathanie n’est pas qu’un peuple aux désirs expansionnistes. C’est une nation de bellicistes nés, tout n’est que guerre et conflit pour eux. Ils ne vivent que de lutte acharnée contre leurs voisins, et ce depuis l’aube des temps.
Les plus terribles tyrans se sont succédés à la tête de cet Etat guerrier ! Le plus infâmes scélérats comme les plus cruels chefs de clans ! On raconte qu’une dynastie entière de princes de Dacie s’est partagée le pouvoir. Les mécanismes du pouvoir cathanien sont restés ancrés dans un passé occulte et mystique. On ne veut pas entendre parler de catholicisme ! On m’a fait des rapports si effrayants sur leurs cérémonies secrètes que je les ai toujours cachés à la population de mon pays… Il y a de quoi capituler sans combattre. On croit que ce pays est développé et moderne… Mais lire une seule des lignes de ce rapport vous glacerait le sang. La Cathanie ne représente pas qu’une menace pour la Verdurie ! C’est une effroyable bête qui pourrait s’emparer de Métropolis, et de l’Europe par la même occasion. On ne croirait pas, à voir leurs blanches casaques, leurs bâtisses droites et leurs institutions séculaires que ces hommes et ces femmes sont de véritables démons… Si vous saviez avec quelle douleur ils ont infligé en une journée à la Verdurie… Si vous saviez quelle flamme noire s’anime dans leurs cœurs…
Nous devons les arrêter avant qu’il ne soit trop tard.

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Ludwig II
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MessageSujet: Re: Asile politique   Ven 3 Juil - 22:00

L'Imperator était fébrile. La sueur commençait à lui perler au front et elle avait la froideur de l'hiver. Le dernier rempart de Métropolis était tombé et il avait devant lui un roi ami défait, faible, presque ridicule. La déchéance de cet homme lui renvoyait une vision sombre de son propre avenir qu'il n'osait pas assumer. Puis il se ressaisit. Ludwig II était un homme d'empathie. On l'avait éduqué ainsi. Il prit en pitié ce monarque déchu.

- Je m'engage solennellement à vous héberger en ce lieu, tant que votre règne sera menacé. Sachez également, Mon Cousin, (L'imperator de Metropolis devait protocolairement nommer Mon Cousin tout monarque du monde) que Métropolis ne reconnait qu'un seul et unique souverain de Vérdurie : Vous. Je vais vous affecter un hôtel particulier, sur l'avenue impériale, qui sera dument reconnue, par les diplomaties du monde entier, comme le seul et unique gouvernement de Verdurie. Ce siège gouvernemental sera sous protection de Métropolis.

Il croisa les mains dans le dos et fit les cent pas d'un air soucieux puis s'arrêta.

- Quel est l'état de nos force ? Demanda-t-il à son conseiller militaire.

- En l'état, Mon Seigneur, Métropolis est à même de se défendre et de repousser toute éventuelle offensive Cathane... Nos force sont en effet bien supérieures. Nos manufactures d'armement sont efficaces et toute notre économie, menée par notre brillant premier ministre, saura sans aucun doute très rapidement se convertir en économie de guerre au service d'une notion particulièrement en vogue chez nos amis français : le droits des nations à disposer d'elles-mêmes...

- Voilà une belle idée. Soulevons un emprunt populaire afin de renforcer les caisses de notre état au nom du Droit des Nations à disposer d'elles-mêmes ! Voilà une brillante idée, n'est-ce pas ? Je pense que notre assemblée en majorité ratifiera cette idée. Notre brillant premier ministre saura la mettre en oeuvre.

Un éclair d'espoir traversa le regard du pâle monarque de Verdurie.

- Mon Cousin, n'ayez crainte, nous vous aiderons à libérer votre nation ! Par ailleurs, une fois libéré, nous mettrons un point d'honneur à moderniser vos infrastructure et votre défense afin de la rendre solide. Nos manufactures sauront vous aider à rebâtir votre pays, n'en doutez point.

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Ludwig II Von Metropolis / Monarque constitutionnel.
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