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 Lettre ouverte au tyran usurpateur de Métropolis

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Général Lee Crow
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Nombre de messages : 332
Date d'inscription : 23/07/2008

MessageSujet: Lettre ouverte au tyran usurpateur de Métropolis   Mar 23 Déc - 18:04

Toutes les presses et librairies de Métropolis avaient reçu un texte de la part de membres de la CNST après le rendu du procès hautement politique du Général Lee Crow au tribunal monarchiste de la ville.

Citation :
Au tyran usurpateur de Métropolis,


Ayant découvert récemment que j'avais été jugé, cela sans même avoir été informé que j'étais sous le coup d'une accusation quelconque ni d'aucune convocation, je me devais d'autant plus de répondre qu'il ressort du compte-rendu du tribunal que je dois faire un choix.

Ma réponse devra je le crains aller à l'encontre de ce que le tribunal correctionnel et monarchiste -ou le roitelet qui se cache derrière- attend de moi. En premier lieu, je remercie bien évidemment le prince pour sa grande, son immense générosité ! Quelle bonté d'accorder son pardon pour des fautes aussi graves que les miennes en réclamant uniquement à un homme de se trainer de lui-même dans la boue telle une larve en léchant les pieds salis d'un prince, salis par sa bassesse et les fautes commises par lui et les siens. De la même manière, je remercie la cour pour sa titanesque commisération et sa miséricorde lorsqu'elle accorde à un accusé coupable et plaidant coupable de passer soudain d'une peine de soixante années d'emprisonnement dont dix de travaux forcés à une de seulement quinze dont cinq de travaux forcés. Quand on sait que les travaux forcés laissent une espérance de vie à leurs condamnés inférieure à trois années, on se rend certes compte qu'au fond, on souhaite de toute façon ma mort et mon esclavage, ou une servitude humiliante qui me priverait d'une liberté d'expression totale et de citoyenneté, bien sur compensée fort généreusement par le droit gigantesque d'une liberté d'exprimer les pensées du prince de Métropolis, pour peu que celui-ci connaisse le mot pensée et en ait jamais eu.
En mon âme et conscience, sans la moindre pression à mon égard, je choisis d'être l'ennemi d'un état qui ne saurait prétendre être le mien, et je dénies toute légitimité au tribunal qui a tenté tantôt dans un cirque grotesque de faire accepter l'indicible et l'inacceptable.
Dans je cite « sa grande mansuétude et sa bienveillance, Ludwig II est prêt à m'accorder le pardon au nom de la réconciliation nationale. Cela étant dit et pour ne rien sous-estimer de la gravité des faits qui lui sont reprochés, Monsieur Lee Crow se verra privé de ses droits civiques, pour une période de dix années. En conséquence, il ne pourra ni voter, ni représenter un parti politique, ni travailler pour l'état, ni écrire des articles ou récits de nature politique, sous peine d'une application immédiate de son jugement initial. »
Merci bon prince ! Quelle générosité envers le manant que je suis ! Et puisque « La cours a rendu justice et se retire », moi j'accuse tout ceci de n'être qu'une pathétique mascarade et la cour de s'être retirée depuis bien longtemps entre les mains des royalistes et pour leurs seuls intérêts !
Regardons donc cette cour si apte à se lancer des fleurs et à remercier son doux souverain de lui prendre ses proies dans sa grande mansuétude. Quelles sont donc ces crimes si ignominieux que je plaiderais coupable et accepterais soixante années d'emprisonnement, moins sans doute que les années qu'il me reste à vivre ? Penser. Tel est mon crime ! « Ce monsieur est jugé pour actes délictueux de pensée », je ne l'invente pas, c'est le compte-rendu du tribunal. Dieu me préserve d'avoir un jour pensé ! Quel crime odieux ! Il est vrai que le divin n'a pas doté les hommes d'esprit, de raison et d'intelligence, ni ne nous a doté de libre-arbitre. Mais tout ceci ne doit pas effacer le rôle de mon brillant avocat que je me dois de remercier de tout cœur, lui qui est resté droit malgré les accusations et a sans broncher réclamer pour ma peine dix ans de travaux forcés pour s'excuser de mes fautes. Gloire soit rendue à tous les participants de ce simulacre de Justice dont le compte-rendu m'a fait rire et me semble ma foi digne d'être monté en farce !
Pour la plus pure forme, je dirai que ce tribunal m'accuse de torts qui ne correspondent à aucune loi, en tout cas loi de l'état dans lequel j'ai commis l'indicible crime d'avoir pensé différemment du bon et miséricordieux prince usurpateur du trône de Métropolis. A moins que les règles n'aient changé, les lois ne sont pas rétroactives et ne sauraient toucher un homme qui a fait quelque chose avant le changement de régime quand toutes les lois l'autorisaient à le faire. La rétroactivité des lois est comble d'injustice et me mène vers le fond. Puisqu'il s'agit de porter procès contre des actes étant autorisés par un pouvoir antérieur, il s'agit en réalité de faire le procès du système antérieur tout entier. Et pour être le représentant de tout ceci je suis l'homme idéal !
Seule la CNST s'est dressé contre l'envahisseur prussien, elle seule n'a jamais cessé de le combattre. J'ai reçu des députés les pleins pouvoirs pour accomplir tout ce qui serait nécessaire pour empêcher les monarchistes de mettre à bas la République libre de Métropolis. Pour cette raison, le pouvoir en place souhaite me voir disparaître, car je suis le dernier représentant de la République de Métropolis. Le roitelet me veut à ses pieds pour que tous voient que même le dernier garant de cette république ploie devant lui ; il espère que je dise en publique qu'il a raison, mais cela serait tabler sur une propension à la lâcheté et à la trahison qui n'est pas mienne. Je suis le Général Lee Crow de la troupe des citoyens libres de Métropolis, or la garde meurt et jamais ne se rend. En réclamant ma mort ou ma survie en échange de mon silence, le pouvoir démontre sa crainte de ce que je représente. On m'accuse d'avoir écrit mes pensées, qui furent des pensées démocratiques, qui certes n'ont plus leur place sous la direction d'un roitelet qui impose une taxe pour permettre aux citoyens de voter et interdit aux courants de pensées trop éloignées des siennes de siéger au parlement ou ne serait-ce que se présenter.
On m'accuse d'avoir déstabiliser l'économie, mais mes actions ont servi à mettre les biens de productions entre les mains des travailleurs quand auparavant ces derniers étaient les esclaves du patronat. Les usines auto-gérées des travailleurs étaient les seules qui fonctionnaient encore correctement lorsque l'envahisseur est venu pour détruire ce que nous avions bâti ! On m'accuse d'avoir mener une idéologie néfaste ; dire une telle chose montre qu'on est d'idéologie opposée et que l'on considère que sa propre pensée est à ce point supérieure qu'elle est en droit d'écraser toutes les autres et de les réduire au silence. La république avait pour fonction première de préserver la liberté essentielle et la justice. Si tous les hommes ne sont pas égaux en droit selon la manière dont ils pensent et que comble d'injustice on les condamne même à des travaux forcés pour avoir considéré que les travailleurs ne sont pas imbéciles incapables de se diriger eux-mêmes, je préfère encore être considéré comme un ennemi de l'état et me voir condamné à mort que vivre dans le déshonneur de la compromission.
Je dénie au tribunal monarchiste toute légitimité à juger le moindre citoyen de la république de Métropolis et au gouvernement du prince usurpateur la légitimité de gouverner la cité. La république n'a pas rendu son dernier souffle et ses derniers défenseurs mèneront guerre ouverte contre les monarchistes et les traitres libéraux si prompts à rejoindre le premier roitelet venu leur offrir l'interdiction des syndicats et des droits des travailleurs tout en préservant aux patrons les droits dont ils bénéficiaient sous la république.
Le régime de Ludwig II est illégal et se fonde sur la division de la société entre les travailleurs , l'ensemble du prolétariat auquel il a volé le droit de vote, la possibilité d'être représenté par un parti et le droit d'appartenir à une association pour le défendre, et de l'autre côté de la société le patronat dont la représentation au parlement est maintenu et dont l'un des pires représentants a été nommé premier ministre par le consanguin prince-imperator auto-nominé. Ce ministre de pacotille n'a aucune légitimité à exercer le moindre décret car n'a été élu par aucun citoyen mais se permet de retirer aux travailleurs de la CNST leurs possessions en décrétant la nationalisation des entreprises possédées par les travailleurs, les entreprises privées détenues par le patronat n'étant pas concernées et pouvant à loisir être rachetées par le monopole économique de De Roop.

Au nom de tous les citoyens de la République de Métropolis, je déclare la guerre à la monarchie du roitelet Ludwig II et me permet de condamner par contumace comme il se le permette à mon égard tous les traîtres et tous les fonctionnaires qui contribueront au fonctionnement de cette dictature usurpatrice de libertés à mort. Je fais valoir les responsabilités placées entre mes mains par les députés libres de la cité pour accorder la clémence à tous ceux qui en dépit du danger porteront atteintes aux vies du prince, de ses ministres et des soi-disant dispensateurs de sa royale injustice. J'absous par ces pouvoirs qui me sont conférés en temps que chefs des troupes de défense de Métropolis toute personne qui commettrait des attentats contre les bâtiments publiques entre les mains de l'engeance royaliste ou contre les personnes avérées traitres à la République. Au nom de la République Démocratique et Libre de Métropolis, j'appelle les citoyens à l'exécution de tous ceux prétendant diriger au nom du peuple et s'en faisant prétexte approuveront et voteront en faveur des lois et décrets iniques décidés par le parlement des censeurs et le tyran.

Gloire et Honneur aux martyres de la République,
Pour la Liberté, pour l'Egalité, pour la Justice,
Vive la République,
Vive Métropolis.

Général Lee Crow
Protecteur et Chef des armées
de la République Libre de Métropolis

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Pietro-Luigi de Treviso
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MessageSujet: Re: Lettre ouverte au tyran usurpateur de Métropolis   Jeu 1 Jan - 22:35

Treviso qui hantait les librairies tomba sur cette lettre ouverte de Crow...

Il afficha un large sourire à sa lecture.


- Ehéhé... Ils n'auront réussi qu'à le durcir et le rendre encore plus déterminé à combattre en lui interdisant tout combat... De véritables incultes méconnaissant la nature humaine ainsi que les plus élémentaires notions de l'art politique, ces monarchistes ! Oui, ils sont véritablement stupides ! Pensait Treviso, la mine réjouie...

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Pietro-Luigi de Treviso. Président du Conseil de 1837.
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Ludwig II
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MessageSujet: Re: Lettre ouverte au tyran usurpateur de Métropolis   Sam 17 Jan - 23:36

Un employé s'évertuait à décoller la lettre ouverte de l'ex Général Crow collée par des activistes socialiste...

- Pourraient pas coller ça sur les collones d'affichage public ??? Si c'est pas malheureux !!! Et après c'est qui qui se paie le sale boulot du nétoyage, hein ? Ben c'est l'petit peuple ! Veulent aider les petites gens ? Mon oeil ! Veulent surtout le pouvoir pour eux... Et après, ça changera quoi ? C'est toujours nous qui en baveront ! Au moins les aut' y disent clairement qui y sont...

L'employer s'acharna une demi heure sur la colle de l'affiche. Quand il eut terminé, il en colla une autre... officielle... qu'il s'énerverait à décoller dans quelques semaines...

Citation :
L'Imperator de Metropolis,

Dans sa profonde et chrétienne bonté,
Pour célébrer l'avènement de la nouvelle ère constitutionnelle et parlementaire,
Dans le soucis de la réconciliation nationale,
Dans une volonté d'entente cordiale entre les forces vives de la monarchie,
En ce jour béni du renouveau de la paix monarchique,

Décrète ce que suit :

Le sujet Crow est totalement gracié de toutes les peines qui pesaient sur lui.
Le Sujet Crow retrouve sa totale liberté d'expression dans le cadre de la loi, des devoirs et des restrictions éventuelles imposées pour le bon maintien de l'ordre public.

Que ce décret soit connu, qu'il soit officialisé ce jour et qu'il fasse acte de loi.

Ludwig II, Imperator de Metropolis.

Quand il eut fini de coller, il lut...

- Ben foutre pute ! C'est à n'y rien comprendre ç't'affaire ! scratch

_________________
Ludwig II Von Metropolis / Monarque constitutionnel.
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